15 mars 2008
Madeleine
J’aurai pu me faire appeler Madeleine hier soir
Je ne savais pas que je pouvais déverser autant de larmes, moi qui en verse d’habitude si peu.
La journée
avait été pesante avec, encore une fois, de nouvelles Procédures
à mettre en oeuvre, changements
ressentis, il faut bien l’avouer, comme une critique des anciennes et des
personnes qui les avaient augurer.
Evidemment on dira, "résistance au changement" chez moi.
"Désir de se faire valoir par des pratiques innovantes" je répondrai.
Donc poids d’une journée de fin de semaine...
Et surprise :
Absence inhabituelle de ma peluche vivante, qui d’ordinaire m’attend tranquillement au fond du jardin.
Elle était là ce matin quand j’étais partie.
J’ai fait le tour de la maison, du jardin, des terrains autour, sans résultat.
Au fil de la soirée, la boule au creux de l’estomac a gonflé puis s’est brisée sans sommation.
La petite voix intérieure :
« Mais quelle conne… quelle conne…se mettre dans état pareil pour un chat… tu en as déjà perdu d’autres… »
Impossible de me contrôler.
Levée à 4 heures et demi, la boule s’était reformée.
Armée d’une lampe de poche, j’ai parcouru le même territoire tout en appelant désespérément.
Ma petite chatte grise, qui en a pourtant peur, m’accompagnait.
Dans la décharge du voisin, au pied d’un arbre, elle s’est mise à miauler.
Un miaulement tout aussi désespéré que mes appels a répondu du haut de l’arbre.
Je ne sais toujours pas comment j’ai réussi à franchir le mur qui m’en séparait, grimper dans l’arbre, avec ma lampe de poche dans la main, moi qui est pourtant le vertige.
A force d’encouragements, il s’est prudemment glissé vers moi.
J’étais à mon tour coincé dans l’arbre, mon Mignon dans mes bras, impossible de redescendre.
Mon homme nous a délivré.
Maintenant, après avoir mangé comme quatre, il écrase.
Et moi, j’ai du soleil plein la tête.

Commentaires
Les peluches
Les peluches ont une vie indépendante de la notre. la nuit elles s'animent, explorent l'espace que nous leurs laissons. Comme des humains, elles ont des histoires de rencontres, d'amours et de ruptures. Au matin, elles se cachent pour pleurer. Difficile de les retrouver, les prendre sans empiéter sur leur pudeur.
Tu vois, ta vieille "mimi" (la grise) est très intelligente, elle t'a guidée vers Mignon, pas bête les chats. J'espère qu'elle a eu droit a des caresses elle aussi ?
Ah, quels soucis nos félins !....
J'ai imploré notre petite mère pour
"qu'elle fasse un tout petit geste" du haut de son ciel.....
A t elle entendu ma supplique en faveur de ma jumelle ??
Pleurer un bon coup pour libérer le stress fait du bien de temps en temps.
Mais quel coquin ce chat ! il est adorable et n'a vraiment pas l'air de se douter du souci qu'il a donné à sa maitresse !
oh quelle andouille... il peut pas avoir pitié de ton petit coeur?? :D
Il est joueur ce chat, mais évidement il ne se doute pas du stress qu'il peut donner.
Il y a trois ans, j'étais loin de comprendre qu'on pouvait nourrir une inquiétude pour une bestiole à poils.
Il y a trois ans, je n'aurais jamais imaginé partager ma vie avec un félin.
Il y a trois ans moins un peu, un chat nous a adoptés et a fait de nous ses maîtres, sans crier gare.
Un an après on faisait la démarche d'aller chercher un bébé chat bien à nous.
Et l'an dernier un troisième félin est arrivé dans notre famille, comme le premier, en squatteur même pas indélicat.
Et maintenant, quand l'un d'eux manque à l'appel pendant plus d'une demi-journée, j'ai la même boule que toi au fond de la gorge.
Et je me sens bien bête.
il m'est arrivé la même chose avec Cheyenne la semaine dernière, partie toute pimpante et toute fier (elle a sept mois) dans l'arbre le plus gros de notre jardin pour finir miaulante et gémissante...
j'ai du sortir l'échelle et ma Douce est montée la récupérer entre les branches étroites
a rongneugneu, faite des chats...
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