19 mars 2008
le pont
Et vlan !
Elle s’est fait renvoyer dans les cordes !
Elle l’avait bien mérité !
Ben quoi ?
De quoi elle se s’occupe ?
Il vit sa vie.
Elle n’avait plus à s’en mêler.
Les cordons ?
Ils doivent être coupés, Elle le savait bien.
Là, il a tiré d’un bon coup, pour qu’elle comprenne.
Evidemment, ça la déséquilibre un peu.
Il est gentil.
Il ne veut pas la faire souffrir.
Il l’aime même beaucoup, elle veut le croire.
Il le lui a dit :
Il veut respirer, de l’air ; il a besoin d’air !
Qu’elle reste de son coté du pont.
Elle aimerait pouvoir remonter le fleuve
Remonter jusqu’à ce point où il se fait plus étroit
Et se franchit d’une petite enjambée.
On peut alors tendre la main et…
Il faut le descendre ce fleuve, tranquillement.
Regarde, il est de l’autre coté.
Il ne porte plus souvent son regard vers toi ?
Il a autre chose à regarder,
D’autres mains à saisir
Il est occupé à avancer
Avance toi aussi de ton coté.
Ce fleuve est serein, sans remous inquiétant
Bientôt, un autre pont se dessinera.
Contente toi d’un signe de la main
Peut être qu’il s’y engagera.
Il t’enlacera chaleureusement au milieu du pont,
Vous partagerez des rires
Il refranchira le fleuve
Et te fera lui aussi un signe de la main
Commentaires
super la musique.
Superbe texte et très juste, bravo.
oh non pas ça pas ce matin... j'ai pas besoin de ça pour la larmette
et puis mon fils n'a que deux mois et demi...j'ai le temps...
Même si il désire prendre un peu de recul ...son affection est toujours aussi forte et intacte pour ses parents, j'en suis certaine!
Pas facile d'être parents ( et grands parents non plus!!!)
Ps: je trouve ta note magnifiquement bien écrite .....c'est même de la poésie !
superbement émouvant ...
Je ne peux pas penser une seconde qu'un jour ce fleuve sera en crue et infranchissable comme dans "Into the wild" il y aura toujours un pont, peut-être un pont-levis qu'il pourra toujours abaisser ou relever à sa guise, mais un pont tout de même indéfectible.
Bien écrit ma soeur.
Désolé de vous décevoir, mais les ponts, comme beaucoup d'édifices peuvent ce rompre, j'en suis la preuve, ma maman que je croyais si douce et attentive a moi, son fils, ne pas donné signe de vie depuis trois ans maintenant
croyez-vous que j'en souffre...si des raisons suffisamment graves, donc rédhibitoires ne me confortaient dans l'acceptation de cette situation
les non dits sont parfois plus destructeur que quelques divergences...
La force du texte, le retenti qu' il a sur moi...comme souvent, quand je viens chez toi.
J'aime beaucoup.
Ton texte me parle, il fait écho en moi.
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