Et vlan !

Elle s’est fait renvoyer dans les cordes !

Elle l’avait bien mérité !

Ben quoi ?

De quoi elle se s’occupe ?

Il vit sa vie.

Elle n’avait plus à s’en mêler.

Les cordons ?

Ils doivent être coupés, Elle le savait bien.

Là, il a tiré d’un bon coup, pour qu’elle comprenne.

Evidemment, ça la déséquilibre un peu.

 

 

Il est gentil.

Il ne veut pas la faire souffrir.

Il l’aime même beaucoup, elle veut le croire.

Il le lui a dit :

Il veut respirer, de l’air ; il a besoin d’air !

Qu’elle reste de son coté du pont.

Elle aimerait pouvoir remonter le fleuve

Remonter jusqu’à ce point où il se fait plus étroit

Et se franchit d’une petite enjambée.

On peut alors tendre la main et…

 

Il faut le descendre ce fleuve, tranquillement.

Regarde, il est de l’autre coté.

Il ne porte plus souvent son regard vers toi ?

Il a autre chose à regarder,

D’autres mains à saisir

Il est occupé à avancer

 

Avance toi aussi de ton coté.

Ce fleuve est serein, sans remous inquiétant

Bientôt, un autre pont se dessinera.

Contente toi d’un signe de la main

Peut être qu’il s’y engagera.

Il t’enlacera chaleureusement au milieu du pont,

Vous partagerez des rires

Il refranchira le fleuve

Et te fera lui aussi un signe de la main