01 janvier 2008
008

008
Le bon (?) numéro, à partir
du 1er janvier !
Forfait 366 jours (de
bonheur, d’équité, de justice et de paix…)
Fa-bu-leux.
Le p’tit Nicolas
11 novembre 2007
ouf !
Ca y est.Mon fils vient de signer pour un studio de 30 m2 près de la porte de Versailles; un peu loin de son travail et pas donné de mon point de vue (720 euros)
le studio est libre normalement le 1er decembre mais peut être avant !
Ses copains vont devoir se serrer encore un peu, mais la perspective n'est plus la même.
Ouf !
Il a l'air très content d'avoir enfin "son chez lui" ,
et moi je vais arrêter de visiter Paris la nuit;
Je suis devenue tres bonne pour situer les stations de métro.
Hormis le déménagement en retour sur Paris,
la maison des parents qui n'est toujours pas vidée,
les fêtes de Noël qui approchent et la course aux cadeaux,
le travail comme il se doit,
je devrais trouver un petit moment pour revenir vous lire.
Beaucoup de tension entre les frères et par ricochet entre les sœurs avec ce tri à faire dans la maison des parents.
Ma soeur ainée y a donné beaucoup de son temps et de son énergie et est à bout, coincée entre "les frères ennemis" qui s'affrontent. Mon père mène aussi sa danse, et on s'y laisse tous prendre.
La rencontre chez le notaire restera dans les anales familiales.
Finalement, pour solder et faire avancer cette difficile tâche, vider une maison habitée depuis plus de quarante ans où on gardait tout (ça peut servir) ,mes deux sœurs se sont décidées aujourd'hui à prendre chacune un des chats restant, héritage encombrant de notre mère, collectionneuse d'animaux de toutes sortes.Ils étaient une des dernières traces de notre mère dans cette maison- si vide- désormais.
31 octobre 2007
SOS aux parisiens
C’est la galère et le désespoir n’est pas loin d’envahir mon fils qui se démène depuis un mois et demi pour trouver une location sur paris.
Vu qu’il travaille dans la journée et ne peut se permettre de contacter des agences sur son lieu de travail, il arrive après tout le monde.
Il est ingénieur en informatique en CDI depuis deux ans et 10 mois, gagne 2200 euros par mois .et recherche en urgence un deux pièces si possible.
Il travaille à Montreuil pour la BNP Paribas
Il occupait jusqu’alors un appartement en colocation. Son colocataire a été muté dans le sud de la France. Il s’est vu dans l’obligation de laisser l’appartement pour cause de loyer prohibitif pour une personne seule.
Il squatte actuellement le canapé de copains : grand merci à eux !
Il a un dossier complet, et comme il se doit, nous nous portons garants.
(Je suis quant à moi scandalisée et par le prix des appartements sur paris et par les agences qui demandent tant et plus de garanties et font perdre du temps à tout le monde en faisant visiter des appartement qui ont déjà été visités par je ne sais combien de personnes)
28 août 2007
hostilités
Je viens de m'engueuler copieusement avec mon père ce soir
au téléphone!
C'est lui qui m'a appelée, pour une raison prétexte.
Je n'ai pas pu m'empêcher de lui parler de la nouvelle lettre de menaces que
mon frère a envoyé au banquier aujourd'hui, et ça a rapidement dérapé...
Mon père était manifestement au courant et soutenait mon frère qui est, dit-il,
"injustement"(tant que je n'ai pas de preuves...) mis en cause par
nous autres.
Je m'en veux de n'avoir pas ménagé un vieillard...
Je suis aussi satisfaite de lui avoir dit ce que je pensais réellement.
Que de rancœur accumulée...
La tension et la colère que je sentais vibrer en moi, et ces mots qui
s'échappaient alors que j'en retenais tant d’autres…
Mince ! Le départ de ma mère fait tout voler en éclats.
Elle rassemblait, il divise.
Vite du lexomil… Je dois travailler demain moi.
17 août 2007
Ingratitude
Je suis une fille ingrate et
sans cœur.
Mon père pleurait devant moi,
en cette fin d’après midi et je suis restée de marbre, sans émotion aucune, si
ce n’est la colère Je n’ai vu dans ces larmes qu’une manipulation. Je
venais de remettre en cause les stratagèmes de mon frère aîné qui lui a fait
signer un courrier accusant sa banque de ne pas lui expédier ses relevés de
compte depuis plus de six mois.
Nous soupçonnons tous, ce même frère d’être
lui-même l’auteur de cette substitution de courrier, pour une raison qui reste obscure, et mon père refuse de
l’admettre.
Il vit persécutivement les
soupçons dont son fils préféré est l’objet. Confondu avec lui, se sent lui
aussi agressé.
Mon frère espérait fortement
pouvoir vivre dans la maison de mes parents et a affirmé à la société locatrice, qu’il vivait chez eux et les avait
pris en charge depuis de nombreuses années, alors qu’il ne faisait qu’y passer.
Cette entourloupe avait
l’aval de mon père, très heureux que mon frère puisse s’y installer, « qu’on
ait la joie de pouvoir retourner dans cette maison » alors que des
souvenirs essentiellement sombres y sont attachés.
Finalement, la société de
location n’accède pas à la demande de mon frère ;
En recherchant le bail
initial qui date de plus de quarante ans, nous avons vu les refus successifs de
mon père de faire des travaux de réhabilitation dans cette maison, malgré le souhait de ma mère. Au fil
des ans, cette maison est devenue de plus en plus sordide et insalubre. Il ne
voulait surtout pas payer plus cher de loyer.
Nous lui avons proposé de trier lui-même des lettres conservées dans
des boites en fer blanc. Il a
refusé. : « Je ne veux rien de la maison ».
Il s’est mis à pleurer et en a appelé au
souvenir de ma mère : « je ferai mieux de la rejoindre… »
Au lieu de m’émouvoir, ces
larmes ont soulevé une sourde colère : Si il y tient vraiment, il peut y
vivre avec mon frère, et quitter sa résidence "princière ».
16 août 2007
Bisounours monde
Ma fille a fait un passage éclair
aujourd’hui entre deux trains.
Maman ‘dévouée’ a joué au
taxi, trop heureuse d’avoir sa benjamine un peu près d’elle.
Elle m’a gentiment reprochée
de l’avoir trop protégée, de l’avoir fait vivre dans un monde trop serein et sucré.
Rien n’y est venu troublé la quiétude.
Je ne lui ai pas appris à se défendre
et à agresser en riposte, quand c’était nécessaire.
Mince ! Je n’allais
quand même pas lui faire vivre des expériences difficiles pour l’endurcir !
Freud avait raison :
Quoi qu’on fasse, c’est toujours raté !
07 août 2007
adoption
Ce n’est pas d’une grande
importance…et pourtant ça m’occupe bien en ces jours de vacances at. home.
Une nouvelle petite chatte a
été accueillie à la maison.
Elle ne nous a pas, elle,
encore adopté, ni eu le temps de marquer son nouveau territoire. Elle miaule beaucoup.
J’ai essayé d’utiliser la stratégie de Maola (oct 2006)l’enfermer dans une pièce
de la maison. J’ai été obligée d’élargir son espace étant donné ses miaulements désespérés et ses
mouvements répétés de lion en cage.
J’en avais fait la promesse à
ma mère.
Il a fallut convaincre D. qui
a fini par y consentir.
Il y a donc, un chat de moins dans cette maison vide de présence humaine, et un chat de plus chez nous.
Je ne suis pas encore retournée
voir mon père.
Je résiste à y aller. Il va
pourtant bien falloir m’y contraindre.
Face à lui, l’absence de ma
mère est encore plus douloureuse.
C’est elle, c'était elle (difficile de parler d'elle au passé) son accueil et
son sourire, qui m’attiraient près d’eux.
Il semblerait que mon frère aîné
passe trois fois par jour le voir.
Je ne peux m’empêcher d’y
voir un intérêt personnel : récupérer un courrier, profiter de son téléphone
pour ses propres appels.
Le fossé se creuse irrémédiablement entre nous ;
Alors que Ketty est stable
actuellement dans son humeur, charmante et chaleureuse, lui se révèle
suspicieux, cupide et envieux, avec des stratégies proches de la perfidie.
Il est, comme je l’ai déjà
dit l’enfant préféré de mon père, celui qui le fait rire,qui lui ressemble le
plus, celui dans le quel il se reconnait le mieux.
Il cherche à lui soutirer de
l’argent et utilise des discours efficaces, teintés « d’humour » ou de réparties
salaces.
Les agissements de mon frère
ou plutôt sa façon d’être au monde, viennent mettre en lumière celle de mon père, nauséeuse sur bien des aspects.
Si au moins j’éprouvais un
peu de pitié ou de commisération.
Non. Un sentiment de devoir
pesant ; Vis-à-vis de lui ? Ou de mes autres frères et sœurs ?
23 juillet 2007
Premier jour de vacances.
Premier jour de vacances.
Le soleil, encore une fois, joue à cache- cache avec les
nuages. Ceux ci s’en sortent largement gagnant.
Pleine d’énergie en début de
matinée, je dresse des plans achats/ bricolage.
Les rêves pas chers, en feuilletant des catalogues
spécialisés, ça me connait.
Entre la salle de bain, dont
il faudrait optimiser le minuscule espace, le plan de travail de la cuisine qui
est bon à changer, les plafonds à repeindre, les manques de rangement dans la
chambre…
Je suis fatiguée avant de commencer
quoi que ce soit.
En définitive,
Je suis allée voir ma sœur
Ketty, me suis occupée de coco, le mainate, qu’elle a désormais définitivement
en héritage. Elle s’est attachée à lui, lui parle, et imagine qu’il a des
capacités d’empathie vis-à-vis d’elle.
Elle lui change son eau
(quand elle est bien disposée), lui donne à boire, mais il ne faut pas compter
sur elle pour nettoyer sa cage.
Elle est actuellement dans sa
phase dépense, mais sans trop d’excès.
Elle a aussi finalement hérité des expressions
de ma mère (mêmes phrases, même intonation de voix), de sa chaleur (dans les
bonnes périodes), de sa tendresse. L’identification à ma mère est telle chez
elle, que j’ai quelques fois la fugace impression
qu’elles sont l’une et l’autre confondues. Ca me trouble et m’enchante à la
fois.
Je suis également passée dans
la maison de mes parents, caresser les chats qui sont toujours sur leur
territoire.
Punaise, ça fait plus de six
mois qu’ils sont dans cette maison vide…
Je suis ensuite allée rendre
visite mon père à la maison de retraite.
Un accordéoniste et une
chanteuse animaient la pause café, pour la grande joie de mon père et des
autres résidents.
Il m’a demandé de rester.
Etre spectatrice, pendant une
heure, de cette pseudo vie…
Des chansons sortant de ces bouches édentées…
Un vieil homme dansait tout
seul…
Une femme droite sur sa chaise, son petit sac serré
contre elle, pinçait des lèvres, comme pour un reproche, une autre riait et se déhanchait sur
son fauteuil roulant,
Une autre, comme une pomme
ridée, somnolait.
Mon père, toujours aussi fier,
se rengorgeait comme un paon : Elle me va bien cette chemise ?
Il a invité une charmante
vieille dame, de l’age de ma mère, à danser le tango.
Je le voyais de loin, faire
du charme à « sa belle », avec beaucoup de sourires aguicheurs, se
retenant à elle pour ne pas tomber. (Il marche désormais avec un déambulateur).
Ca m’a irrité et pourtant, je
n’en ai rien à foutre qu’il séduise qui il veut.
Je ne voulais pas qu’il me fasse témoin de ça, non à cause de ma mère, mais
parce que, encore une fois, il y avait de la jouissance à se montrer sous mon
regard.









