01 janvier 2008
Le rapport de Brodeck - Philippe Claudel

je viens de terminer le "rapport de Brodeck" il y a quelques jours et j'en suis encore complètement sous le choc.
Quel livre !
que dire de plus que tout ce qui a déjà été écrit sur lui ?
Claudel est un grand, un tres grand écrivain ; Il a vraiment une très belle écriture, et le fond donne à penser sur l'homme, la nature humaine, le pardon, la culpablite etc.
Ce livre sombre et suffocant est un gros, un très gros coup de cœur comme je n'en avais pas eu depuis longtemps.

Je n'avais encore rien lu de Philippe Claudel et vais me procurer au plus vite ses précédents romans
«L’idiotie est une maladie qui va bien avec la peur. L’une et
l’autre s’engraissent mutuellement, créant une gangrène qui ne demande
plus qu’à se propager.»
« Ca ne pouvait que se terminer comme ça. Cet homme, c’était comme un
miroir, il n’avait pas besoin de dire un seul mot. Et les miroirs ne
peuvent que se briser. »
"Les hommes sont bizarres. Ils commettent le pire sans trop se poser de questions, mais ensuite, ils ne peuvent plus vivre avec le souvenir de ce qu’ils ont fait. Il faut qu’ils s’en débarrassent. Alors ils viennent me voir car ils savent que je suis le seul à pouvoir les soulager, et ils me disent tout. Je suis l’égout, Brodeck. Je ne suis pas le prêtre, je suis l’homme-égout. Celui dans le cerveau duquel on peut déverser toutes les sanies, toutes les ordures, pour se soulager, pour s’alléger. Et ensuite, ils repartent comme si de rien n’était. Tout neufs. Bien propres. Prêts à recommencer. Sachant que l’égout s’est refermé sur ce qu’ils lui ont confié. Qu’il n’en parlera jamais, à personne. Ils peuvent dormir tranquille, et moi pendant ce temps, Brodeck, moi je déborde, je déborde sous le trop-plein, je n’en peux plus, mais je tiens, j’essaie de tenir. Je mourrai avec tous ces dépôts d’horreur en moi. Vois-tu ce vin ? Eh bien c’est mon seul ami. Il m’endort et me fait oublier, durant quelques instants, tout cette masse immonde que je transporte en moi, ce chargement putride qu’ils m’ont tous confié. Si je te dis cela, ce n’est pas pour que tu me plaignes, c’est pour que tu comprennes… Tu te sens seul de devoir dire le pire, moi, je me sens seul de devoir l’absoudre. » (p.173)
Ô petite poupchette…certains te diront que tu es l’enfant du
rien, que tu es l’enfant de la salissure, que tu es l’enfant engendrée de la
haine et de l’horreur. Certains te diront que tu es l’enfant abominable conçue
de l’abominable, que tu es l’enfant de la souillure, l’enfant souillée bien
avant de naître. Ne les écoute pas, je t’en supplie, ma petite, ne les écoute
pas. Moi je te dis que tu es mon enfant, et que je t’aime. Je te dis que de l’horreur
naît parfois la beauté, la pureté et la grâce. Je te dis que je suis ton père à
jamais. Je te dis que les plus belles roses viennent parfois dans une terre de
sanie. Je te dis que tu es l’aube, le lendemain, tous les lendemains, et seul
compte cela qui fait de toi une promesse. Je te dis que tu es ma chance et mon
pardon. je te dis ma Poupchette que tu es toute ma vie.(p 335)
11 novembre 2007
apprivoisement réussi

01 septembre 2007
insomnie 2
Quand toute
la maison est calme, que nul bruit ne vient troubler le silence, elle sort de
son placard et vient accompagner mes insomnies.
Entre deux
et trois heures du matin, j’assiste à ses approches vis-à-vis de Mignon, à leur
subtil ballet fait d’avancées et de reculs, de reniflements et de coups de
pattes. Elle se frotte à mes jambes, aux pieds de la table, s’allonge pour être caressée.
Je ne pense
à rien.
Les
regarder se chercher et se dérober m’apaise.
Je me
rendors accompagnée par un miaulement léger de protestation derrière ma porte.
Quand il
fait jour, elle réintègre son placard.
je redeviens l’étrangère.

15 août 2007
apprivoiser
Je n’ai pas beaucoup
d’ambition…
C'est dit : quand je serai
grande, ou dans une autre vie ou autre…
Je serai psychologue pour
chat.
Avec les humains ce n’est pas
toujours coton.
Avec les chats qui ne veulent
pas te faire crédit de bienveillance ce n’est pas simple non plus.
J’ai beau prendre une voix
sucrée, m’approcher doucement d’elle, lui susurrer des mots doux à l’oreille,
lui dire qu’elle est toute belle, que tous les humains ne sont pas mauvais ou
agressifs, que dans cette maison elle n’a rien à redouter, la caresser dans le
creux du cou, juste là où elle aime ça,
la caresser sur le ventre quand elle m’y invite…
Elle sort encore bien
difficilement de son placard où elle s’est réfugiée en arrivant.
Mignon lui fait les yeux
doux, s’allonge tranquillement à un ou deux mètres d’elle, sans aucune velléité
d’agression …
Elle ne veut pas se laisser
séduire, ni par lui ni par les humains.
Combien de temps faut-il pour
gagner la confiance de l’autre quand elle a été sabotée par l’absence,
l’indifférence ou les cris.
Mince, et dans quatre jours, je
reprends le travail…
Je vais devoir y faire face à
une autre sorte de sabotage.
"Qu'est-ce que
signifie <<apprivoiser>>?"
13 août 2007
vacances
Un petit cimetière
Là haut dans la montagne ...
11 août 2007
Méailles
En m'y promenant j'ai beaucoup pensé à Framboise
06 août 2007
De retour
Le lac du Sénateur : A 1 heure du littoral méditerranéen,Valberg .
13 juillet 2007
desordonnée
Merde !
J’ai pourtant autre chose à faire en ce jour de RTT que je me suis octroyée, et
en plus l’été est enfin là, la preuve, j’ai ouvert les fenêtres, toutes
grandes, et je suis restée scotchée devant l’écran à lire , à remonter dans les
archives.
J'aime ce qu'elle écrit; des choses graves ou plus légères avec un humour que je n'ai pas.
04 juillet 2007
Mignon, suite...
Ah non (d’un chat), ça commence à bien faire !
Tu ne peux pas marquer ton territoire ailleurs ?
Troisième lit.
Y en a marre d’envoyer les couettes à nettoyer, de faire des lessives : les draps puis oreiller par oreiller.
Et cette odeur tenace sur le matelas.
De plus avec ce temps pourri, rien ne sèche.
Ca Mignon, c’était une pissette de trop !
Voilà qui est fait, au grand dam de l’homme qui par solidarité sexuelle, ne peut s’empêcher de compatir.
Le vétérinaire t’a accueilli gentiment.
Evidemment ce soir, tu n’es pas au meilleur de ta forme.
Allons ne me regarde pas avec cet air de reproche.
Tu restes un beau et gros matou.
Ca se voit à peine qu’ "elles "
ne sont plus là…
20 avril 2007
Retomber sur ses pattes
Mignon est passé par la fenêtre alors que je pianottais tranquillement devant l'ordi.
J'ai entendu un grand splach et puis, plus rien.
il est retombé sur ses pattes sans aucun dommage apparent.
il évite désormais de s'approcher de la fenêtre.









